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Mercredi 1 juin 2005

Clin d'oeil - Terminator : objectif lune (Marianne - 21 mai 2005)

Un ancien congressman devenu commentateur sur la chaîne MSNBC a sévèrement critiqué des propos tenus à la radio par l'actuel gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger. Ce dernier envisagerait de détruire la Lune, responsable du cycle menstruel afin d'éradiquer les règles douloureuses et donc les cohortes de plaintes du beau sexe.
Ne doutant pas de la véracité de ces déclarations, dignes en effet du Terminator ou de Conan le barbare, le congressman accuse Arnold d'avoir « rendu la moitié des électeurs californiens frigides à son égard ».
Le plus navrant est que ces propos étaient ceux d'un imitateur, à priori talentueux et que le journaliste aurait mieux fait de vérifier ses sources.
Mardi 31 mai 2005
"la voilà bien mal récompensée et cela entame bien sûr ce qui sera en général le chagrin prêt à durer d'une mère, c'est-à-dire le fait qu'elle ne sera pas récompensée puisque cette donation essentielle de son amour, de ce qu'elle n'a pas, n'est pas forcément bien reçu par sa progéniture."

Charles Melman, La fonction des mères aujourd'hui.

Lundi 30 mai 2005

Enquête « Aider les jeunes à mieux vivre leur préférence »
Éric Verdier est psychologue et coauteur du Petit Manuel de Gayrilla à l’usage des jeunes (Éditions H & O).

Chargé de mission pour la Ligue des droits de l’homme, éric Verdier anime des groupes de paroles avec des jeunes sur la question de « la différence » dans une dizaine de villes en France .
Il vient de publier, avec le chercheur Michel Dorais, Petit Manuel de Gayrilla à l’usage des jeunes (Éditions H & O). Quel constat vous a poussé à écrire ce Petit Manuel de Gayrilla à l’usage des jeunes ? Éric Verdier. En recoupant toutes les études sur le sujet, on est frappé de la grande vulnérabilité des jeunes homosexuels face au suicide. Ils représentent chez les moins de vingt-cinq ans près de la moitié des passages à l’acte. Et la proportion est encore plus grande chez les seuls garçons. Or il y existe une très forte sous-estimation, voire un déni de ce phénomène de la part des politiques et des professionnels. Avec Michel Dorais, nous avons voulu dresser un rempart de protection pour ces jeunes-là, en les aidant à se doter de trucs concrets pour mieux vivre leur préférence.

 Vous animez régulièrement des groupes de paroles partout en France sur le thème de la « différence ». Comment percevez-vous la souffrance des jeunes au quotidien ?

 Éric Verdier. La première conséquence de l’homophobie est l’isolement. Et, pire encore, l’isolement d’une partie de soi-même. Quand on travaille sur la question du suicide, on n’est pas uniquement face à l’homophobie ambiante, mais aussi face à l’homophobie intériorisée. Ces jeunes se sont construits avec une absence totale d’encouragement et de dispositif de référence. Et je ne parle pas là de l’exemple d’un Bertrand Delanoë, qui fait son coming-out, car cela, les jeunes en souffrance s’en fichent, au fond. Ils ont besoin de modèles de proximité, afin de réaliser que vivre ouvertement sa singularité n’est pas mal en soi.

Quand et comment se construit cette intériorisation ?

 Éric Verdier. Dès la toute petite enfance. Et comme toutes les discriminations intériorisées, essentiellement par le biais de l’insulte. Quand, depuis tout petit, on baigne dans un environnement où la seule façon de mentionner l’homosexualité est l’insulte, la personne se construit en haïssant tout ce qui y est associé, avant même de se rendre compte que ça la désigne elle-même. Beaucoup de psychologues continuent aussi à dire que l’homosexualité à l’adolescence n’est qu’une étape vers l’âge adulte. Cette théorie présente l’apparence de la tolérance, mais est en réalité, c’est une des formes de l’homophobie.

Entretien réalisé par Florence Morice
Samedi 28 mai 2005
Strabite : double jet de pisse sur la cuvette des chiottes le matin

Strabite d'accomodation : strabite intermittent de l'enfant de 3 à 8 ans.

Samedi 28 mai 2005

Frantico:www.zanorg.com/frantico
 Mélaka:www.20six.fr/Melaka
 Laurel:www.20six.fr/Laurel
BD Hervé Bourhis: www.bourhis.ouvaton.org/Illustrations.html
Et aussi:
Boulet: www.bouletcorp.com/blog
Cha: ma-vie-est-une-bande-dessinee.blogspot.com
 Collectif: www.koxigru.org
Le site du magazine Psikopat: www.psikopat.com

Vendredi 27 mai 2005
C'est le maître-mot, et ce n'est pas du šPaulo Coehlo :

ne t'attache pas, glisse sur la vie ...

J'ai envie de remercier quelqu'un, pour avoir eu la chance de vivre tout cela.
Vendredi 27 mai 2005
J'ai découvert aujourd'hui le blog de frantico : http://www.zanorg.com/frantico

Dans Libération, ils en parlent en disant que les 8000 lecteurs hebdomadaires s'identifient et se reconnaissent dans les aventures du gros moche qui veut baiser à tout prix, mais évidemment, la majorité soupire de satisfaction de ne pas avoir cette vie misérabiliste... Ce qui me fait dire une fois de plus que le medium est primordial.
Mes chroniques pourraient connaître un succès mondial, si j'avais une quelconque formation (autodidacte ou pas) d'illustrateur. Le challenge est plus grand quand on a appris à écrire à 6 ans, et plus rien depuis ...




Jeudi 26 mai 2005
"Imberbe ça va, trois berbes bonjour les dégats".
Florence Foresti
Jeudi 26 mai 2005
Métrosexuel : mot détestable, comme tous les mots comportant le suffixe "-sexuel" (cf sarkosexuel). Néologisme à l'étymologie dubitative, inventé dans le dessein transparent de faire du sexe masculin la nouvelle cible des firmes de produits cosmétiques, au moment même où les femmes prennent conscience de l'inefficacité des baumes anti-rides et des onguents amincissant, et, par dépit, s'intéressent à la politique.

Sarkosexuel : Nouvelle perversion qui sera introduite dans le prochain manuel diagnostique de psychiatrie. Personne de sexe masculin ou féminin, exclusivement attiré(e) par les personnes ressemblant à Nicolas Sarkosy.

Jeudi 26 mai 2005
Laurence: -alors, c'était comment cet examen ?
Moi : ben d'abord y'avait un TOC, une fille qu'arrêtait pas de se laver les mains...
Laurence: merde, on en voit jamais ici ! Alors, t'as fait quoi ?
Moi : une psychothérapie cognitive et comportementale...
Laurence : Ouais, bof...
Moi : ... et un traitement antidépresseur.
Laurence : Ouiiiii. Anafranil ?
Moi : euh... oui...

en fait je n'ai pas du tout mis ça.

Laurence : et quoi d'autre ?
Moi : y'avait aussi une tentative de suicide chez un jeune électro-tech dont les parents étaient divorcés, on savait pas ce qu'il avait pris.
Laurence : alors t'as fait quoi ?
Moi : dosage de toxiques urinaires...
Laurence : Oui, c'est bien !
Moi :... et de benzo...
Laurence : et de tricycliques ?

Elle voit que j'ai tué le patient. Je bredouille :

-euh, j'ai juste fait un ECG...

En fait je crois que j'ai aussi oublié l'ECG.

 
 
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