La SouPe MiSo
 





 

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Dimanche 31 juillet 2005

Seuil de pauvreté : correspond à la moitié du niveau de vie médian. En 1996 : 540.54 euros par mois.

Seuil de grande pauvreté : correspond au tiers du niveau de vie médian.

Désespérance : peut ressembler à un état dépressif, à la différence prêt que la désepérance est étroitement liée au contexte et peut disparaître si celui-ci s'améliore. Constitue, avec la honte et l'inhibition affectivo-cognitive, le syndrome d'exclusion.

Dimanche 31 juillet 2005

Les 3 stades de l'intraveineuse d'héroïne :

1 - Le flash : état de jouissance paroxystique, bref.

2- La planète : état d'euphorie et de bien-être, rêverie.

3- La descente : phase de retour à la réalité.

Lu dans un cours de toxicologie

Dimanche 31 juillet 2005

Le risque est plus élevé pour les catégories socioprofessionnelles défavorisées de développer un cancer du poumon, des voies aériennes supérieures, de l'oesophage et du col utérin.

Au contraire, le risque dans les catégories élevées concerne le cancer du côlon et le cancer du sein.

Un manoeuvre a un risque trois fois plus élevé de mourir entre 35 et 65 ans qu'un ingénieur.

Les différences sociales de mortalité s'observent dès le début de la vie : le risque de naître prématurément est 1.2 à 2 fois plus élevé si les parents se situent au bas de l'échelle sociale que s'ils sont cadres.

Mardi 26 juillet 2005

Le psychiatre sait tout et ne fait rien.

le chirurgien ne sait rien et fait tout.

Le dermatologue ne sait rien ni ne fait rien.

Le médecin légiste sait tout, mais un jour trop tard.

Jeudi 21 juillet 2005

"Les Chinois consomment actuellement 16% des richesses de la planète. S'ils voulaient vivre selon le mode de vie américain, il leur faudrait la totalité des ressources planétaires."

 

Jeudi 21 juillet 2005
La fumée, veloutée, abondante et suspendue. Devrais-je signaler le feu ? Non, que je sois là ou pas dans cette vie ne change rien au destin du monde. Les pompiers seront là bientôt. Spectateur, je reste veilleur, le premier spectateur.
Les gens bientôt s’agglutinent autour de moi. La première explosion. Une femme enceinte court avec son premier né. La foule refoulée, paralysée par le ressac.
La deuxième explosion. L’espoir. Le spectacle. Et si c’était un attentat ? Ce donnerait de la notoriété à la ville. L’agglomération qui a fait germé des terroristes islamistes dans ses mosquées, la ville qui a envoyé la seule victime française aux attentats de Londres… Non, évidemment que ce n’est pas un attentat, il ne faut pas rêver. Malgré les pompiers, les flics et le SAMU (Je me félicite de ne pas être de garde aujourd’hui.) Les beaux uniformes, les hommes qui sauvent des vies, les hommes qui risquent leurs vies, et les hommes les plus laids pour dire à la foule de rester sur les trottoirs. Tous les commerces ferment pour assister au spectacle. Tout le monde prend des photos.
Je découvre la population de mon quartier, la population inactive puisqu’il est dix heures le matin. Des femmes maghrébines, des vieilles aux cheveux colorées, des noirs, des homosexuels. Un marocain téléphone : " j’ai cru que j’allais mourir, à la première explosion. "
Un autre : " tu imagines, tu arrives dans le quartier, tu te rapproches et tu découvres petit à petit que c’est ton immeuble qui est en feu… "
Soulagement collectif d’être rescapés. Les victimes ont valeur de sacrifices, les cadavres sont déjà prêts pour le banquet des dieux. La foule s’ennuie, se distille avec le monoxyde de carbone, il n’y a plus eu d’explosion depuis vingt-cinq minutes. Les petites villes n'ont pas droit à d'aussi beaux incendies que les mégalopoles internationales.
La cendre retombe dans le quartier. J’ai laissé ma fenêtre ouverte, une odeur d’Hiroshima dans ma cuisine.
Heureusement, je ne fais jamais la poussière.

Jeudi 21 juillet 2005
Mercredi 20 juillet 2005

"même les savants n'appréhendent pas la nature profonde de leurs équations.. L'infinité du temps et de l'espace... l'éternité... les énergies illimitées...

Mais les hommes ne savent pas sentir ce flux continu. Alors ils font semblant de savoir où aller, ils feront tout pour briller... Participer à des banquets, décrocher des médailles et voir leur nom s'inscrire dans l'histoire, voilà tout ce qui les motive ! et pourtant le grand fleuve les emporte tous vers l'infini... Lorsqu'il cherche  à voir au loin, l'homme plisse les yeux alors qu'il suffit de les ouvrir ! Quel avenir a-t-il ?  Comment faire alors, lorsqu'il s'agira d'observer un objet de dimensions supérieures ? Si cette infinité dépasse le cadre de sa vision, c'est bien la vision qu'il faut élargir...

Tout l'univers converge inexorablement vers sa forme ultime... ce qui est élevé est destiné à être aplani, ce qui est dense deviendra fluide... l'entropie fait son oeuvre et, en définitive, toute chose tend vers l'uniformisation., c'est une loi inévitable et irréversible d'équilibre.

L'homme croit toujours pouvoir inverser ce fleuve cosmique. Mais il n'est qu'un fêtu de paille emporté par les flots... Et pourtant, même ballotté au gré des flots, l'homme a la capacité de se dégager et de s'extraire des événements... Une faculté qui lui permet d'arrêter ce cours inexorable... Au delà de la forme, apprends à étudier la substance. S'il reste soumis au fleuve, l'homme demeure incapable de le comprendre.

Katsuhiro Otomo

Mardi 19 juillet 2005

Lux

A quoi sert d'être une lumière,

si on éclaire le jour ?

 

Mardi 19 juillet 2005

"Un immense sentiment de solitude m'envahit.

J'ai ressenti pareil sentiment d'abandon dans ma dernière vie de mortel, lors du décès de mon père. L'impression qu'il n'y a plus d'intermédiaire entre moi et le néant."

 

 
 
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