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Mardi 9 mai 2006
Le déclenchement des mécanismes du sommeil est lié à un comportement particulier au moment du coucher. Chez l'insomniaque ce dernier est perturbé. Plusieurs possibilités existent pour rétablir des signaux de sommeil cohérents. Restaurer une bonne hygiène de vie est un préalable indispensable, mais non suffisant pour mieux dormir. On y associe d'autres techniques.
  • Restaurer une bonne hygiène de vie:
    Les conseils simples sont toujours d'actualité :

    • Éviter tous les excitants, café, thé, vitamine C, coca-cola..
    • Ne pas faire de repas copieux le soir et éviter l'alcool au dîner.
    • Réserver la chambre au sommeil et à l'activité sexuelle en évitant de regarder la télé au lit, de travailler ou de manger au lit.
    • Éviter de pratiquer un sport ainsi que toutes activités très stimulantes après 17 heures.
    • Favoriser par contre toutes activités relaxantes le soir: lecture, musique, télé.
    • Un bain chaud pris vers 21 heures peut aider cette détente et favoriser le sommeil mais peut aussi avoir l'effet inverse en effaçant la fatigue.
    • Dormir dans une chambre aérée, dont la température ambiante se situe entre 18 et 20 degrés.
    • trouver son rythme de sommeil et le respecter.
  • Le contrôle du stimulus:
    Cette technique cherche à retrouver une efficacité de la commande des signaux du sommeil et de l'éveil, toujours en respectant son rythme. Il faut aider le patient à déterminer ses horaires de coucher et de lever en essayant de trouver le meilleur compromis possible entre ses besoins physiologiques et les contraintes auxquelles il est soumis. La préparation au coucher est à restructurer avec lui en établissant un schéma d'activités rituelles pour la demi-heure précédant l'horaire du coucher souhaité. La chambre doit être réservée au sommeil, en excluant des activités telles que regarder la télé au lit, manger au lit, travailler sur son lit, pour renforcer le signal: lit = sommeil.
    Par rapport au déroulement de la nuit, certaines consignes sont importantes:

    • ne se coucher que lorsque l'envie de dormir se fait sentir,
    • si l'endormissement ne survient pas dans la demi-heure, se lever et aller dans une autre pièce pour s'occuper avec des activités peu stimulantes, attendre que le besoin de sommeil se fasse à nouveau sentir pour retourner se coucher.
    • répéter les étapes précédentes à chaque éveil.
    • le lever final doit toujours se faire à la même heure, surtout si la personne a mal dormi.
    • éviter de faire la sieste.
  • La restriction de sommeil
    L'insomniaque passe un temps anormalement long au lit. Il se couche souvent tôt, traîne au lit le matin, et pourtant il dit ne dormir que quelques heures. La technique consiste donc à réduire le temps passé au lit pour le faire coïncider le plus possible avec le temps de sommeil. Le patient tient un agenda de ses horaires de sommeil sur 8 jours minimum. On calcule ainsi l'efficacité subjective de son sommeil égale au rapport du temps de sommeil total sur le temps passé au lit multiplié par 100. Le but est d'obtenir un index très proche de 100%.

    • si la personne pense avoir dormi 5 heures et demi, on lui accorde un temps passé au lit égal à cette durée,
    • la restriction se fait en retardant l'heure du coucher, tout en maintenant l'heure du lever constante,
    • le temps passé au lit ne doit jamais descendre au-dessous de 5 heures,
    • lorsque l'efficacité de son sommeil calculée sur l'agenda s'améliore à 85%, le temps passé au lit peut-être augmenter de 15 minutes, en permettant au patient d'aller se coucher 15 minutes plus tôt,
    • les siestes sont interdites.
    • Dans le cas où l'efficacité du sommeil ne s'améliore pas au bout de 10 jours, le temps passé au lit est réduit de 15 minutes supplémentaires, sans jamais aller en deçà de 5 heures..
    Les instructions précédentes sont maintenues jusqu'à ce que le patient atteigne une efficacité de 85% ou plus, ainsi qu'une sensation de bonne qualité de la journée. C'est un technique efficace mais difficile au début car il y a une privation de sommeil nette avec des conséquences sur la vigilance. Elle nécessite souvent un arrêt de travail de 8 à 10 jours pour éviter les inconvénients et la dangerosité de la somnolence.
  • La relaxation:
    Il existe diverses techniques de relaxation. La plus classique est le training autogène de Schulz. Elle a donné naissance à des variantes qui, à partir de la même base, s'enrichissent de particularités selon que le travail portent plus sur les sensations physiques, sur l'imagerie mentale, ou sur le rappel de situations passées. En ce qui concerne le sommeil, la technique s'acquiert en 10 à 15 séances. En début de traitement des séances hebdomadaires sont souhaitables. Un entraînement quotidien même bref (10 à 15 minutes) est indispensable. Il instaure des automatismes qui permettent au patient de se relaxer quelles que soient les circonstances, en particulier si une tension anormale est venue perturbée la journée. Le but de ces séances est d'apprendre au patient à se détendre à la fois sur le plan physique, ce qui est relativement facile, mais aussi sur le plan mental, ce qui est beaucoup plus difficile. En effet, l'insomniaque est souvent assailli au coucher par des pensées envahissantes qu'il n'arrive pas à chasser et qui l'empêchent de s'endormir. La relaxation lui permet de faire le vide, de ne plus penser à rien, et d'intérioriser toutes les sensations qu'il ressent dans son corps. Dans ce travail, la respiration a un rôle très important dans le contrôle des sensations. Lors de l'acquisition de la technique, les séances d'entraînement doivent se faire à distance du sommeil. Par contre lorsque la technique est maîtrisée, la relaxation est utilisée au coucher, avec pour consigne de bien se relaxer et ne pas chercher spécialement le sommeil. Celui-ci vient naturellement quand la relaxation est complète tant sur le plan physique que mental.
    Le biofeedback est une technique dérivée de la relaxation mais elle fait appel à un appareil qui « mesure » le degré de relaxation atteint par le patient. On peut utiliser comme indicateur l'électro-myogramme, la résistance cutanée ou l'électro-encéphalogramme. Le patient visualise ainsi son état de tension et apprend à moduler sa détente.
  • Approche chronobiologique:
    Une meilleure connaissance des rythmes de sommeil spécifique à chaque individu permet de dépister certaines erreurs chronobiologiques et renforcer les messages qui permettent une bonne synchronisation de l'organisme. Certaines règles doivent être rappelées:
    • respecter autant que possible son rythme de sommeil personnel (intérêt de connaître ses habitudes de sommeil en vacances),
    • se coucher uniquement quand on est fatigué,
    • éviter de rester au lit en cas d'éveil prolongé,
    • ne pas chercher à prolonger son sommeil le matin pour récupérer une mauvaise nuit.
    • éviter l'irrégularité des horaires de sommeil et des repas,
    • bien marquer le moment du réveil par des activités éveillantes: prendre une douche, faire quelques exercices physiques, utiliser un éclairage de forte intensité lumineuse (halogène).

Sept règles pour bien dormir

 

Le contrôle par le stimulus part du principe que le conditionnement est un élément important de l'endormissement et du sommeil, et qu'il faut donc renforcer l'association entre la chambre à coucher, le lit, et le sommeil. Il s'agit tout simplement de suivre les sept règles suivantes :
1- Se coucher seulement lorsque l'on est fatigué(e) et prêt(e) à dormir.
2- Une heure avant le coucher, cesser toutes les activités exigeantes sur le plan physique et intellectuel.
3- Utiliser son lit seulement pour dormir : ne pas lire, ne pas regarder la télévision, ne pas manger et ne pas " se tracasser " dans son lit. L'activité sexuelle est la seule exception à cette règle.
4- Si l'on se sent incapable de s'endormir après 20 minutes, se lever et aller dans une autre pièce. Rester levé(e) aussi longtemps qu'on le désire et retourner ensuite dans sa chambre pour y dormir.
5- Si on ne peut toujours pas dormir, répéter l'étape 4 aussi souvent que nécessaire.
6- Régler le réveille-matin et se lever à la même heure tous les jours ; peu importe la durée du sommeil de la nuit précédente. Cela aide à acquérir un rythme de sommeil constant.
7- Ne pas faire de sieste pendant la journée (sauf dans les cultures où la sieste est intégrée aux rythmes habituels de veille-sommeil, comme dans les cultures méditerranéennes et certaines cultures africaines noires).
par Le larvaire publié dans : P.S.Y.
Mardi 9 mai 2006

http://www.oniros.fr/essentielvf.html

LE REVE D'INCUBATION

Manière active d¹entrer en relation avec nos rêves, ³l¹incubation onirique² est une pratique très ancienne qui remonte à l¹Antiquité grecque. Elle était utilisée dans les temples consacrés à Esculape, pour guérir de diverses maladies ou pour obtenir un conseil afin de résoudre un problème. Mais un temple n'est pas indispensable pour pratiquer l¹incubation, il suffit d'effectuer chez soi un travail préparatoire et de respecter quelques règles qui rejoignent celles de l¹autosuggestion et de la créativité en général.

1. L¹isolement
La première chose est de trouver un lieu calme où l¹on ne sera pas dérangé ou distrait de son objectif d¹induction onirique. L¹incubation onirique est une forme intense de concentration et de recueillement qui requiert un minimum de quiétude, tant extérieure qu¹intérieure. Il est bon de pratiquer durant la journée des exercices favorisant la relaxation corporelle et la concentration psychique.

2. La formulation du rêve
Le thème ou la question spécifique du rêve sera énoncé de manière aussi simple que possible. Une courte phrase positive du type, «Cette nuit, je vais...», permet de focaliser l'esprit sur un objectif clair, facile à retenir et à mettre en oeuvre durant le rêve. Transcrire cette phrase dans un journal de rêves et l'associer à une illustration évocatrice en renforcera l'impact.

3. L¹immersion
Partant du principe que le rêve n¹est qu¹une mise en forme de nos pensées et de nos préoccupations, il est bon de se plonger à l¹état de veille dans le sujet du rêve incubé. S¹imprégner de tous les matériaux appropriés se rapportant au thème choisi (livres, photos, etc.). Réfléchir, méditer ou pratiquer du remue-méninges sur la question à poser. Faire des observations ou s'impliquer dans des activités se rapportant au rêve projeté.

4. Le temps d'incubation
Si notre cerveau, tel un super ordinateur, est une machine admirable, sa mémoire et ses capacités de traitement de l'information n'en sont pas moins limitées. Pour cette raison, il est bon d'effectuer le travail de programmation durant trois nuits consécutives.

5. L¹induction proprement dite
Au coucher, pratiquer si possible un exercice de relaxation corporelle pour faciliter la concentration et la réceptivité. Une fois détendu, visualiser le rêve projeté et se répéter mentalement la phrase d¹incubation en focalisant nos pensées sur elle. Effectuer cette "programmation" interne jusqu¹à l¹endormissement.

6. Le rappel du rêve
Comme pour les rêves ordinaires, garder les yeux clos sans bouger, et laisser émerger les souvenirs du rêve. Revivre ensuite ces souvenirs pour bien les graver dans la mémoire de veille.

7. La transcription du rêve dans le journal
Noter le rêve aussi fidèlement que possible sans réfléchir à sa pertinence par rapport à la phrase d¹incubation.

8. L¹examen du rêve
Cette phase peut être différée. Elle consistera à dégager les enseignements du rêve par rapport au contexte de veille. Comme les rêves ordinaires, les rêves d¹incubation ont une dimension créative recouverte bien souvent par le voile du symbolisme et de la condensation.

 


 
LA TECHNIQUE DES PROJECTIONS PERSONNELLES :
si c'était mon rêve...
 
Conçue dans les années 70 par le psychiatre américain Montague Ullman, l'analyse des rêves en petit groupe par la méthode des projections personnelles est une forme récente d'exploration onirique qui tend redonner au rêve sa dimension collective et sociale en évitant les interférences interprétatives liées aux positions théoriques et l'autorité des interprètes individuels. Le rôle du groupe est d'apporter une aide au rêveur tout en préservant son autorité personnelle sur son rêve.
Développée initialement en Suède et vulgarisée notamment par le pasteur américain Jeremy Taylor, la technique projective a été largement pratiquée aux Etats-Unis par les groupes de rêveurs qui virent le jour partir des années 80. Elle fait essentiellement appel nos facultés intuitives. Son principe est simple : éclairer le rêve de l'autre en se l'appropriant et en proposant ses propres points de vue sur un rêve alors partagé (nos projections personnelles). A la différence des approches interprétatives classiques, freudienne et jungienne, la technique projective ne s'inscrit pas dans un cadre strictement "thérapeutique" même si, de par sa dimension sociale, elle revêt bien souvent cet aspect.
LES 4 GRANDES ETAPES DE L'EXPLORATION PROJECTIVE
Dans un premier stade (plan subjectif individuel), le rêveur est amené relater son rêve, au temps présent (un rêve court et récent, de préférence). Le groupe écoute de manière attentive son récit onirique. Afin de bien saisir le rêve et se l'approprier de manière imaginaire, les membres du groupe peuvent demander des éclaircissements sur son contenu, non sur son contexte réel.
Deuxième étape : le groupe s'approprie le rêve qui vient de lui être confié et chacun des participants est invité émettre ses projections personnelles sur les différentes parties du rêve (plan subjectif groupal). Chacun projette librement et spontanément ses points de vue, sentiments, associations et intuitions personnelles sur un rêve considéré dorénavant comme le sien. "Si c'était mon rêve, je pense que..." Mis à l'écart, le rêveur écoute et prend note des projections offertes. Sauf exception, il n'intervient pas dans le travail de "remue-méninges" effectué par le groupe.
Troisième étape : le rêve est restitué au rêveur et le dialogue se renoue avec le groupe. Le rêveur répond aux questions des participants sur le contexte réel du rêve (plan objectif) et il donne son avis sur les projections émises.
Quatrième étape : le groupe aide le rêveur à rattacher au contexte réel les projections venues éclairer son rêve (plan interjectif).
Deux règles essentielles :
- Le caractère confidentiel des informations personnelles émises lors de l'exploration des rêves.
- Le rêveur reste maître de son rêve. Il est libre de répondre ou non aux questions qui lui sont posées. Il peut décider d'interrompre le travail d'exploration quand il le souhaite.


L'INDUCTION DU REVE LUCIDE

Pour atteindre la concience de soi en rêve, vous pouvez faire appel à la technique éprouvée décrite ci-dessous, basée à la fois sur la méthode MILD décrite par l'Americain Stephen LaBerge dans son livre Le Rêve lucide - Le Pouvoir de l'éveil et de la conscience dans vos rêves (éd. Oniros) et la technique réflexive élaborée par l'Allemand Paul Tholey.
La méthode regroupe trois types d'exercices pratiqués durant la journée, avant l'endormissement, et après un réveil nocturne.

Exercice à l'état de veille
1. Avant de formuler votre intention de rêver lucidement, et le plus souvent possible (au moins trois fois par jour), posez-vous la question : Suis-je en train de rêver ?
Vérifiez la stabilité de vos perceptions courantes.
- Observez un objet en notant ses caractéristiques, puis regardez ailleurs; un instant plus tard, observez-le de nouveau. Est-il identique ? Par exemple, la pièce conserve-t-elle la même forme et la même dimension ?
Vérifier le bon fonctionnement de votre mémoire.
- Remontez mentalement le cours des événements que vous venez de vivre.
Etes-vous sujet à un trou de mémoire ?
2. Après ce soigneux «test de la réalité», imaginez aussi intensément que possible que vous êtes vraiment en train de rêver. Imaginez-vous dans un rêve au cours duquel vous avez conscience de rêver.
3. Dites-vous alors avec résolution : «La prochaine fois que je vais effectivement rêver, je veux absolument me rappeler que je rêve.»
II est bon de choisir à l'avance certaines occasions pour pratiquer l'exercice à l'état de veille. Vous pourriez, par exemple, vous posez la question : «Suis-je en train de rêver ?» lorsque vous utilisez la clé de votre maison ou celle de votre voiture..
La visualisation aide à se souvenir de la circonstance associée à la question. Si vous avez l'intention de tester la réalité lorsque vous utilisez une clé, imaginez-vous à ce moment-là en train de vous rappeler votre intention et de procéder effectivement à cette vérification.

Exercice avant l'endormissement
1. Au coucher, prenez quelques minutes pour vous détendre complètement, en faisant appel à l'une ou l'autre des méthodes suivantes :
- Le yoga ou d'autres exercices de détente, dont la gymnastique suédoise.

- La relaxation progressive. Pendant dix secondes ou plus, tendre puis relâcher successivement les épaules, les mains et les bras, les pieds et les jambes, le pelvis, l'abdomen, le cou, les joues, la mâchoire et les muscles du front.
2. Essayez de laisser s'évanouir vos préoccupations de la journée. Respirez profondément et développez en vous l'apaisement et la quiétude à chaque expiration.
3. Remémorez-vous un rêve récent.
- Imaginez-vous dans ce rêve, et notez toute chose inhabituelle ou anormale qui l'identifie comme un rêve.
- Pensez à porter attention à de telles anomalies lors de la nuit prochaine, considérées comme des indices de votre état de rêve. Par exemple, s'il vous arrive de parler à un animal, pensez à noter l'étrangeté de cette conversation, et dites-vous : «C'est étrange, les animaux ne parlent pas. Je dois être en train de rêver.»
Avec résolution, dites-vous : «Lors de mon prochain rêve, je vais prendre conscience que je rêve.» Cette intention gagne à être formulée à plusieurs reprises.

Exercice nocturne (lors d'un réveil à la suite d'un rêve)
Il est important de pratiquer cet exercice après chaque réveil, sinon cela diminue la valeur des autres exercices.
1. Ne pas bouger durant une minute ou deux afin de faciliter la remémoration onirique.
2. Se réveiller complètement. Le fait de se passer sur les yeux un gant de toilette humide peut suffire à vous éveiller suffisamment pour pratiquer cet exercice nocturne.
3. Mémoriser soigneusement tout ce dont vous pouvez vous souvenir du rêve. Examinez-le en détail et rappelez-vous aussi clairement que possible des sentiments que vous avez éprouvés.
4. Allumez la lumière et consacrez-vous à la lecture pendant une dizaine de minutes, de manière à vous éveiller complètement et à faire fonctionner à plein vos facultés mentales logiques.
5. Au moment où vous allez vous rendormir, dites-vous : «Lors de mon prochain rêve, je vais penser à prendre conscience que je rêve.»
6. Puis, aussi intensément que possible, visualisez votre corps endormi, couché sur le lit. Observez le mouvement rapide des yeux sous vos paupières closes, indiquant que vous êtes en train de rêver.
Imaginez-vous dans le rêve remémoré prenant conscience que vous rêvez.
Plus vous répéterez cette visualisation et mieux cela vaudra.
7. Dites-vous à nouveau : «Lors de mon prochain rêve, je vais penser à prendre conscience que je rêve.»
N-B : Cet exercice nocturne de synchronisation des hémisphères cérébraux semble celui qui donne les meilleurs résultats. Son principe est d'associer par un fonctionnement simultané notre cerveau droit (associé aux processus mentaux analogiques du rêve au cours desquels nous "résonnons") et notre cerveau gauche (associé aux processus mentaux logiques de l'état de veille au cours desquels nous "raisonnons"). C'est pourquoi la lecture ou tout autre exercice faisant appel à la raison est conseillé après la sortie du rêve.
par Le larvaire publié dans : P.S.Y.
Jeudi 4 mai 2006

0 à 40 cm : intimité : contact physique odeur chaleur du corps vision respiration

45 à125cm : personnelle (bulle protectrice)

1.20 à 3.6 m : distance sociale (plus de détails visuels intimes, toucher impossible)

 plus de 3.5 m : distance publique, la voix est haute

par Le larvaire publié dans : P.S.Y.
Mardi 15 novembre 2005

 96 % des psychotiques occupent le rang 1, 3 ou 5 dans la fratrie.

86% des névrotiques occupent le rang 2, 4 ou 6...

Entendu dans un cours de psychiatrie

Vendredi 7 octobre 2005
Dans le dessin des enfants, le soleil représente le père.
 
Le père réchauffe
le père protège
le père est lumineux
le père est inaccessible.
 
Vendredi 7 octobre 2005
Sténose
de la corde
vocale
Mardi 6 septembre 2005
L’enfant (adolescent) : un échange verbal peut être difficile avec
un adolescent qui a pris l’habitude de s’exprimer en priorité par
des comportements et il est important de s’appliquer à sortir d’un
rapport de forces et à ne pas reproduire l’agressivité qui a pu
s’établir avec son entourage. Il est essentiel de l’écouter parler
lui-même de ses troubles, mais aussi de lui, de ses intérêts, de ses
difficultés, de ses relations, de son histoire .Ceci permettra
d’évaluer son niveau développemental et la souffrance psychique
parfois difficile à percevoir.
 
Les interactions avec l’entourage : on évaluera la façon dont
l’enfant et ses troubles sont considérés dans le milieu familial et
dans le milieu social, en particulier scolaire et les modes de
réaction des adultes face aux troubles. On essayera de se
représenter la valeur de l’enfant pour ses parents, la sécurité dont
ils sont porteurs pour lui, la liberté et les possibilités
d’initiatives qu’ils lui offrent en fonction de son age.
Les parents peuvent être dépassés et laisser faire, ils peuvent
aussi réagir de façon agressive, en miroir .Cette agressivité peut
être physique mais aussi psychologique, l’enfant n’est reconnu qu’à
travers ses méfaits ,son incompétence ,son absence de valeur ,son
défaut de considération ou de reconnaissance pour les parents.
Les parents peuvent présenter des attitudes successives
contradictoires témoignant de leur désarroi mais aussi facteur de
désarroi pour l’enfant. L’opposition des parents entre eux et leur
non respect réciproque peuvent priver l’enfant de repères sécures.
Des parents peuvent approuver les troubles du comportement de leur
enfant quand ils sont dirigés vers l’extérieur, se montrant dans ces
circonstances comme confondus avec lui.
D’autres peuvent disparaître, lorsque sous prétexte de ne pas
traumatiser l’enfant ils ne lui offrent pas de limites, le privant
ainsi de repères et subissant sa tyrannie, ou lorsque sous prétexte
d’autonomiser l’adolescent ils le laissent se débrouiller seul,
favorisant l’installation d’un vécu d’abandon dont seuls témoignent
les troubles du comportement.
La rencontre avec les parents permet d’évaluer les relations dans le
présent . Elle permet aussi de recueillir des éléments de l’histoire
familiale susceptibles d’éclairer les modalités de leur
construction.
La rencontre avec les différents adultes ,en particulier les
enseignants, qui sont en relation proche avec l’enfant (adolescent)
permet de découvrir leurs représentations de l’enfant et de ses
difficultés mais aussi les compétences qu’ils ont pu repérer, les
éléments de sécurité et d’estime sur lesquels on pourra
éventuellement s’appuyer.
 
La valeur des troubles
 
Les manifestations peuvent être un mode d’expression normal pour
l’âge.
 
Il est normal qu’un bébé pleure, ses difficultés alimentaires
peuvent relever d’une expérimentation de formes nouvelles de
relation mettant en question les capacités d’adaptation de l’adulte
L ’exploration par le jeune enfant s’accompagne normalement d’une
certaine agressivité qui cesse spontanément dans la majorité des
cas. Le mensonge contribue à l’individuation en aidant l’enfant à
découvrir que l’adulte ne peut pas lire dans ses pensées.
L’opposition est aussi normale à 18 mois qu’à 14 ans ,elle a pour
fonction d’ affirmer son existence dans la différence. Le repli sur
soi peut être un temps nécessaire de l’adolescence comme le
désintérêt pour l’école ou l’intérêt excessif pour les marques, les
consoles, l’ordinateur ou un chanteur ou le suivisme des modes
(cheveux teints, piercing). A l’adolescence certaines dissimulations
ont la même valeur que le mensonge de l’enfant, visant à séparer les
territoires , à assurer l’adolescent de ses limites et à le protéger
de l’empiétement de l’adulte. Ces difficultés se normaliseront
d’autant mieux que l’enfant pourra trouver dans son entourage
sécurité et limites sans dévalorisation ni agression.
 
Les facteurs de bon pronostic
 
La possibilité pour l’enfant d’échanger avec un adulte sur
l’inadéquation du comportement ou sur sa dangerosité, la possibilité
d’autocritique, la possibilité de manifester son angoisse ou sa
dépression, la possibilité à se projeter au moins partiellement dans
l’avenir, l’existence d’intérêts stables, l’acceptation d’une aide,
sont des éléments favorables d’évolution dans la mesure où ils
montrent que la communication peut être établie, que l’échange peut
être perçu autrement qu’en rapport de forces, que l’estime de soi et
l’estime de l’autre n’apparaissent pas comme incompatibles .
 
Les facteurs de gravité
 
La non reconnaissance par l’enfant du caractère inadapté ou
dangereux du comportement, la surestimation de sa valeur et de ses
capacités, la négation de tout problème ou son renvoi sur autrui,
l’existence d’un sentiment de persécution (qui n’apparaît pas fondé
dans le présent), la difficulté ou l’impossibilité à se projeter
dans l’avenir, l’absence apparente d’angoisse, la difficulté à
communiquer avec les pairs, une mauvaise socialisation, sont des
éléments qui doivent attirer l’attention sur le danger encouru. Il
est important de considérer ceci comme des manifestations défensives
et de rechercher les éléments d’attachement insécure ou évitant que
l’on peut repérer dans l’histoire.
Les troubles du comportement peuvent appartenir à un tableau
psychiatrique systématisé : psychose, autisme, syndrome borderline,
déficience mentale, troubles anxieux ,troubles de l’adaptation,
névrose ou à un syndrome neurologique : épilepsie, confusion….
Ils devront alors être abordés dans cet ensemble.
 
PREVENTION
Elle repose essentiellement sur la qualité des interactions précoces
et sur l’adéquation des attitudes éducatives tenant compte de l’age
de l’enfant et de ses compétences.
Parler à l’enfant et avec lui, l’aider à enrichir son vocabulaire et
à acquérir de bonnes capacités d’expression verbale joue un rôle
majeur dans la maîtrise de l’agressivité .Il est important d’aider
les parents à échanger avec l’enfant, à jouer et à faire avec lui et
aussi à partager ce qui concerne son histoire (adoption, généalogie,
décès de proches…)sans pour autant le mettre dans une situation de
confident ou de copain. Le «parent copain » gêne la différenciation
des territoires et risque d’invalider la différence des générations.
Ceci est source d’insécurité et de difficulté d’individuation.
Les exigences doivent être adaptées aux capacités de l’enfant ou de
l’adolescent et aussi à son rythme pour éviter une dévalorisation et
l’attaque de son estime de lui-même (cette adaptation est dynamique,
procède par essai-erreur et le risque de dévalorisation est très lié
à l’atmosphère).Un enfant dont les tentatives précoces d’exploration
ont été bien soutenues et accompagnées est bien préparé à accepter
ces exigences
 
Les limites et les interdits sont indispensables au développement du
sentiment de sécurité mais leur fonction structurante dépend du
contexte. Les limites ne doivent pas empêcher les explorations et
les expériences compatibles avec la sécurité physique et
psychologique de l’enfant puis de l’adolescent.
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L’interdit renvoie au respect fondamental de chaque être et de son
territoire. Les interdits sont à porter essentiellement en fonction
du danger pour l’enfant ou pour autrui et non en fonction du seul
bon plaisir de l’adulte, en distinguant ce qui n’est pas
actuellement permis (utiliser les allumettes à 5ans ou conduire la
voiture familiale sur la route à 15) mais pourra le devenir, de ce
qui restera interdit (mépriser l’autre, mettre sa vie en danger). Il
faut insister sur la place à donner à la parole dans la négociation
des conflits sans pour autant se perdre dans des explications sans
fin qui sont rapidement perçues par l’enfant aussi bien que par
l’adolescent comme signe d’insécurité plus que de réassurance.
 
L’agressivité de l’adulte et les représailles physiques ou
psychologiques (menaces de perte d’amour, dévalorisation, mépris),
les attaques contre le corps (châtiment corporel) ne favorisent pas
la mentalisation, elles poussent à la dissimulation des émotions qui
lorsqu’elles ne peuvent plus s’exprimer par crainte d’être réprimées
le feront ultérieurement sous forme de troubles du comportement. La
sédation des difficultés que peuvent parfois entraîner ces attitudes
ne doit pas faire ignorer ou minimiser leur risque à terme. Prendre
le pouvoir sur un enfant comme le laisser prendre le pouvoir sur
l’adulte, conduit obligatoirement à des rapports de dépendance avec
les risques que nous venons d’évoquer.
On peut sans doute « mater » un enfant, on peut empêcher ses
émotions de s’exprimer mais cette marque biologique qu’est l’émotion
ne peut s’effacer dans un rapport de forces.Seul l’accès à un
sentiment suffisant de sécurité est susceptible de permettre à ces
émotions de se socialiser dans la relation ou de venir au jour sous
une forme mentalisée.
On n’aide pas un enfant qui mord en le mordant, c’est-à-dire en
l’agressant à son tour, mais en lui parlant et éventuellement en
l’isolant de façon temporaire dans un but de protection et non par
représailles. Dire un mensonge ne doit pas stigmatiser l’enfant
comme menteur, puiser dans le porte monnaie parental est
interdit ,il s’agit d’un vol mais son auteur ne doit pas être
considéré essentiellement comme un voleur. Il faudra essayer de
comprendre ce qui derrière ces comportements fait confusion pour
l’enfant et qui peut parfois être mobilisé de façon simple. Il
suffit souvent de rappeler la différence des places sans dramatiser
pour réintroduire de la sécurité dans le système relationnel.
 
A l’adolescence il est parfois difficile pour les adultes et en
particulier pour les parents de faire varier de façon adéquate la
distance relationnelle qui les relie à leurs enfants. Leur laisser
un espace de liberté suffisant sans les confronter à un sentiment
d’abandon (qui ne s’exprimera généralement que de façon décalée) est
aussi fondamental que de répondre de façon adaptée à la provocation
mais demande attention, persévérance et disponibilité.
Polycopié des enseignants de pédopsychiatrie
 
Mardi 6 septembre 2005
LES GRANDS PROCESSUS A L’OEUVRE DANS LA GENESE DES TROUBLES
 
Interactions précoces, attachement, estime de soi
Pour se sentir exister chaque être humain doit être assuré d'une
estime de lui- même suffisante. Cette estime de soi naît, se
construit et se maintient dans le rapport à autrui, dans l’estime de
l’autre Les modalités d’interactions précoces, la valeur donnée par
l’entourage aux comportements et les modes de réponse qui en
découlent ont un rôle essentiel dans la construction et le maintien
de l’estime de soi.
 
Comme nous le rappelle la théorie de l’attachement (Bowlby), le
nourrisson est aux prises avec deux besoins en apparence
contradictoires : un besoin essentiel de proximité associé très
vite à un besoin d’explorer l’environnement .La possibilité
d’accéder à une autonomie d’action mais aussi de pensée,
adéquate en fonction de l’âge, et la construction de l’estime
de soi sont très liées au type d’attachement.
 
Un attachement sécure se met en place lorsque le nourrisson
expérimente qu’il peut compter sur son parent quand il a besoin
d’être consolé ou réconforté. Ainsi se construit chez le nourrisson
l’image d’un autre fiable en même temps qu’une image valeureuse de
lui-même. On trouve ici les prémices du lien entre estime de soi et
estime de l’autre. Dans ce cas la capacité de se séparer et
d’explorer l’environnement sera facilitée par cette image de
fiabilité.
 
Un attachement insécure (angoissé ou ambivalent) se met en place
lorsque le parent témoigne d’une certaine attention mais manque de
disponibilité, varie dans ses réponses sans justification
compréhensible pour l’enfant, présente des attitudes imprévisibles.
L’enfant n’est pas sûr de pouvoir toujours compter sur le parent ni
de compter pour lui. Dans ce cas la capacité de se séparer et
d’explorer l’environnement est problématique.
 
Un attachement évitant se constitue lorsque le parent est agressif
et méprisant de façon régulière. L’enfant est sûr de ne pas pouvoir
compter sur le parent ni de compter pour lui. L’enfant tente de
s’organiser pour survivre face au modèle de rapport de force qui
lui est offert en évitant d’exprimer ses émotions et ses besoins.
Des dysfonctionnements organiques (biologiques, génétiques,
traumatiques…) peuvent jouer un rôle majeur dans la genèse de
troubles du comportement. Ces dysfonctionnements rendent d’autant
plus nécessaire un soutien adapté à la gestion des interactions.
 
Emotions et troubles du comportement
 
Toute relation est porteuse d’un risque de perte d’amour et d’un
danger d’attaque de l’estime de soi, dans la mesure où elle mobilise
la question de la différence (représentée par la différence des
places, des points de vue, des besoins, des désirs …). C’est à
travers des conflits (externes et internes)qui génèrent des émotions
que l’enfant poursuit la construction de son estime de lui-même.
Les émotions naissent dans le corps (Damasio). Elles peuvent se
mentaliser et se traduire alors par des sentiments exprimés
verbalement ou sous forme de comportements .Les émotions peuvent
aussi se traduire directement par des comportements sans passer par
une mentalisation.
Les comportements sont donc en relation avec des processus
conscients et volontaires mais aussi avec des processus
involontaires et inconscients (ce terme renvoie à l’inconscient
Freudien et au refoulement qui le constitue mais aussi à des
émotions qui n’ont jamais été mentalisées).
 
- Un attachement sécure ne protège pas de la confrontation à une
angoisse d’abandon y compris par le parent (ce que l’on peut
traduire comme une perte de son estime), mais permet de disposer
d’outils de réappropriation de l’estime de l’autre sans perte de
l’estime de soi. Ce danger de confrontation n’est pas dans des
conditions d’attachement sécure au premier plan mais peut apparaître
du fait des circonstances. Après un temps de réaction plus ou moins
long, laissant dans l’intervalle le champ libre à l’expression des
émotions éprouvées, y compris sous forme de troubles du
comportement, l’enfant(adolescent) peut trouver dans ses expériences
antérieures un sentiment de sécurité suffisant pour faire face
seul, solliciter de l’aide ou accepter celle qui lui est proposée.
 
- Dans l’attachement insécure, face à l’imprévisibilité du parent,
l’enfant est lui-même en difficulté pour prévoir et anticiper.
L’angoisse de séparation et les troubles du comportement qui
l’accompagnent peuvent être décodés comme une tentative de maintenir
avec ce parent un lien perçu comme essentiel à la construction et
au soutien de l’estime de soi. Lors de confrontations ultérieures à
une situation d’insécurité, les émotions génératrices d’angoisse
d’abandon et d’attaque de l’estime de soi seront facilement activées
et se traduiront entre autres par des troubles du comportement.
L’enfant (adolescent) pourra accepter ou solliciter de l’aide mais
le fera souvent de façon maladroite ou déconcertante.
 
Dans l’attachement évitant les bases de l’estime de soi sont
gravement perturbées par la difficulté ou l’impossibilité à
accéder à l’estime de l’autre. Les relations ultérieures sont
marquées à priori non seulement par la méfiance et la crainte
d’être dominé mais par le désir de s’imposer à l’autre comme s’il
s’agissait de la seule façon de s’assurer de sa valeur, de sa
place et au-delà, de son existence même. L’enfant (puis
l’adolescent et l’adulte) aura tendance à décrypter toute relation
comme un rapport de force porteur d’un danger de disparition, et
s’organisera pour y faire face, tentant de prendre le pouvoir dés
que l’occasion se présente ou et en s’effaçant pour éviter la
confrontation d’où la fréquence et la gravité des troubles du
comportement.
Une proposition d’aide sera perçue comme un danger de prise de
pouvoir et l’attention portée par un tiers sera suspectée de
dissimuler d’autres objectifs que ceux énoncés. L’enfant
(adolescent) pensant qu’il ne peut compter que sur lui-même refusera
toute aide ou tentera de s’en libérer au plus vite.
Le trouble du comportement pourra témoigner de la tentative d’éviter
le danger (inhibition, fugue…), d’affirmer son pouvoir sur un plus
faible (racket, viol…), de résister à ce qui est perçu comme une
agression (un interdit de faire étant reçu comme un interdit
d’exister, un regard comme une provocation).
L’enfant(adolescent) peut aussi s’attaquer lui-même faute d’une
estime adéquate (conduites à risque, tentative de suicide…) ou comme
s’il témoignait ainsi d’une tentative de s’assurer d’un pouvoir
(anorexie mentale…) Le comportement résiste là d’autant plus à un
abord rationnel qu’il ne résulte pas d’une mentalisation.
Le temps de l’adolescence est particulièrement propice à une
réactivation des émotions qui n’ont pu trouver une expression
adéquate au cours du développement. Il n’est donc pas surprenant que
les troubles du comportement puissent s’y exprimer avec une
fréquence certaine quel que soit par ailleurs le type d’attachement.
Ces troubles semblent pouvoir se résoudre d’autant mieux que
l’adolescent peut mobiliser un sentiment de sécurité et s’assurer de
sa propre estime dans l’estime de l’autre c'est-à-dire qu’il est
porteur d’un attachement sécure. En l’absence d’un sentiment de
sécurité de base suffisant, c’est à la construction de ce sentiment
dans les relations du présent que l’on devra s’atteler. Ce travail
de soin est particulièrement difficile du fait d’une référence comme
automatisée aux expériences relationnelles antérieures qui entraîne
une résistance à toute relation d’aide.
 
Polycopiés des enseignants de pédopsychiatrie
 
Lundi 22 août 2005
Cette nuit, j'ai rêvé que j'avais une tumeur rétinienne et qu'on m'énucléait l'oeil droit. Ca ne vous rappelle rien ?
Lundi 22 août 2005
Hétéro et homosexualité.
Le choix du partenaire sexuel n’est pas définitif à l’adolescence. Les pratiques homosexuelles à l’adolescence, peuvent être des conduites transitoires (parfois dans des contextes de promiscuité institutionnelle) liées à des besoins affectifs momentanément exacerbés favorisant le rapprochement physique en même temps que la crainte de l’autre sexué différent.
Ces pratiques peuvent être vécues douloureusement par certains (cf. fréquence des tentatives de suicide perpétrées dans ce contexte), elles peuvent être alors symptomatiques d’une souffrance psychique, une manière de prolonger l’illusion de la bisexualité infantile ou de colmater des déficiences narcissiques, de conforter une identité primaire défaillante chez certains enfants fragiles.
Cependant, l’homosexualité peut parfois se confirmer dès cet âge comme un choix délibéré et assumé sans souffrance, même s’il peut être aussi en relation avec des particularités de développement psychosexuel de l’enfance, des problèmes d’identification à l’un ou l’autre parent.
Perturbation de la sexualité de l’adolescent(e)
Très investis dans leur autonomisation en cours, les adolescents sont du mal à demander de l’aide aux adultes, aux médecins en particulier,
et encore plus lorsqu’il s’agit de parler de leur sexualité, - qu’il s’agisse de l’exercice simple de celle-ci - ou qu’il s’agisse de se situer, de s’identifier en tant qu’être humain sexué.
Pour les adolescents normalement constitués, l’exercice
réalisable de la sexualité peut entraîner des angoisses différentes chez
le garçon et chez la fille.
Chez le garçon,
Les principaux motifs de consultation concerneront plutôt la crainte de l’impuissance. Après élimination des causes organiques
(endocrinologique, diabète, génétique ou médicamenteuse), les causes habituelles sont en rapport avec une angoisse phobique de la castration, ou une crainte obsessionnelle de perdre la maîtrise.
L’éjaculation prématurée, quasi physiologique à cet âge, mais vécue comme douloureuse et dévalorisante par rapport au besoin idéalisé de satisfaire pleinement sa partenaire, peut être rapportée à une angoisse
de performance en relation avec l’idée d’une défaillance vis-à-vis du m