La SouPe MiSo
 





 

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Dimanche 9 avril 2006
Je veux remercier tous ceux qui m'ont envoyé des e-mails chaînes
pendant toutes ces années. Car, grâce à votre bonté:

>1. J'ai arrêté de boire du Coca depuis que j'ai découvert que ça
sert à enlever les taches de tartre dans le WC.

2. Je ne vais plus au cinéma tellement j'ai peur de m'asseoir sur
une aiguille infectée par le virus du SIDA.
>
3. Je pue car je ne mets plus de déo qui peuvent provoquer le
cancer.

4 J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte de Amy Bruce, une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus ou moins 7000
fois. (C'est drôle cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)

5. GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées que j'avais
gagnées pour des vacances payées à Disneyland.

6J'ai inscris mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai
sauvé une espèce menacée d'écureuil.

7J'ai su 170 fois que Msn Hotmail allait supprimé mon compte.

8Je connais la recette pour ne plus être célibataire. (Il suffit
d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'une Renault 4L.)

9J'ai accumulé environ 3000ans de malheur et je suis mort 67 fois à
cause de tous les chaine mail que je n'ai pas renvoyé.

10 j'aurais dû recevoir je ne sais combien de factures car depuis le
1er août msn est soit disant devenu payant!!!



IMPORTANT: Si tu n'envoies pas cet e-mail dans les prochaines 10
>secondes, à au moins 8 500 000 personnes, un dinosaure bleu viendra bouffer ta famille demain à 17h30.

P.S.: Loin de moi l'idée de vouloir me brouiller avec tous mes
>contacts msn mais commentdire...Ces chaines me gonflent à un point pas possible si ca t'as fait triper et que tu veux lutter contre l'envoi de chaines, toi aussi envoie cette chaine
par Le larvaire publié dans : Revue de blogs
Jeudi 1 septembre 2005
 

Tu es catholique, ou déiste voire fidéiste, tu interprèteras ce que je vais suggérer à ta manière. Tu connais l'Apocalypse, bien sûr. Tu sais aussi que Jean l'aurait écrite comme un pamphlet contre Néron. Mais qu'y a-t-il dans l'Apocalypse? Les sauterelles et des catastrophes naturelles en pagaille. Evidemment, ce qui se passe dans le monde depuis peu (Tsunamis, ouragans, tremblements de terre) n'est que le résultat de l'activité de la planète et les pertes massives ne sont dues qu'aux concentrations humaines et aux conditions de vie précaire dans les régions touchées. Mais quelque chose de nouveau est apparu récemment: la (très) forte corrélation entre les secteurs géographiques "à problèmes réguliers" (notamment écologiques) et ces catastrophes naturelles. Question: en plus des événements matériels, la "Gaïa virtuelle" s'en mêlerait-elle? "La Terre se venge", me dit ma mère, avec ses mots. Et elle aussi voit en cela ce qui pourrait être l'avènement d'une "Apocalypse naturelle". La question que je me pose, moi, au-delà de mes constatations quotidiennes est: que faudrait-il donc que l'humanité subisse pour la faire changer radicalement dans un bon sens durable? Des conflits NBC? Non, je n'y crois pas. Je crois même plutôt au contraire. Un gigantesque choc psychologique, tellement profond, tellement radical, qu'il en deviendrait transformateur même au niveau biologique? Sans doute. C'est peut-être ça aussi que les Chrétiens appellent "la Révélation". Les moyens de produire ce choc, qui neutraliserait en même temps les influences de ces sectes humanicides et mortifères qui tirent toutes les ficelles de l'économie mondiale en arrière-plan, ces moyens sont-ils aujourd'hui une réalité? Oui. Sont-ils déjà en oeuvre? Je ne sais pas. Je pense que oui, mais je ne suis pas Dieu le Père ! :-) Laisse donc faire les choses comme elles doivent se faire: la Nature est sélective. Elle semble pour nous impitoyable, mais elle ne fait que répondre à des critères qui nous sont largement supérieurs et que nous nous croyons en mesure de bafouer en permanence sans même les connaître et encore moins nous y intéresser. Or, nous ne sommes que l'un de ses innombrables composants, perdus au fin fond du bras d'une galaxie spirale parmi des milliards, qui plus est. Le trou du cul du monde, en somme... Quoi qu'il arrive, quoi que nous fassions, aujourd'hui, demain ou après-demain, l'équilibre naturel sera rétabli et de manière équitable. Si ce n'est pas dans ce monde, ce sera dans l'autre. :-)

 
Mercredi 24 août 2005
Looseuses, Looseurs,

Avez-vous déjà songé que votre Loositude pouvait être un atout ? Moi oui. C'est pourquoi l'idée m'est venue de créer un classement de la loose, avec des Loose Points (LP) attribués en fonction des LooseActions (LA).
 
 
Quelques exemples :
 
- niquer un alternateur en branchant mal une batterie pour dépanner, ce qui fait que d'une voiture en panne on passe à 2 voitures en panne au milieu de la campagne une nuit froide et brouillardeuse = 10 000 LP
- se faire voler sa future copine = 20 000 LP
- être modo sur un forum et en être fier = 1 000 LP
 
 
Quelques règles :
 
- les actions de loose se prescrivent par 1 an (sauf cas exceptionnel)
 
- une LooseAction (LA) vraiment exceptionnelle peut être prise en compte même si elle est vieille de + d'1 an ; elle se voit alors attribuer un coefficient dégressif qui divise par 2 le nombre de LP par année d'ancienneté... exemple : une LA de 30000 LP vieille de 3 ans vaut : 30000 / 2 / 2 / 2 = 3750 LP
 
- toute LA non datée se verra appliquée un coeff de 5 ans d'ancienneté, non mais :o le but de ce coeff c pas de faire chier le monde, mais disons que si on prend en compte ds le classement toutes les LA de notre vie on a tous des scores de gueudin :d autre explication : la LA perd des LP au fur et à mesure que les années passent et que le baume bienvenu de l'oubli se dépose dessus, voilà
 
- la loose de nerdz, à part la nerdzitude qui fait l'objet d'une prise en compte forfaitaire (max. 5000LP pour les très gros nerdz), n'est PAS PRISE EN COMPTE ; inutile, donc, de venir raconter vos histoires d'alim cramées dont tout le monde se tape
 
- mythos s'abstenir, n'est-ce pas chamann... :whistle:
 
Mercredi 24 août 2005

Vous voulez rire un bon coup ? Allez à l'adresse suivante :

http://photobucket.com/albums/a58/BerryDotCom/Morts%20de%20faim/

 

 

Dimanche 21 août 2005
Dimanche 26 juin 2005

http://rolandroland.site.voila.fr/

 

012 >> Haut et court

On dit souvent qu’une femme est la vitrine de son mari. Avoir une belle pépé à son bras veut dire qu’on est riche et qu’on a une grosse queue. A voir la tronche de mon épouse, je me demande bien quelle image les autres ont de moi. Ils doivent bien se foutre de ma gueule dans mon dos et ça, ça me fout en rogne. Aussi, pour me calmer, pour me soulager, je la trompe. Le plus souvent possible. Avec le plus grand nombre de femmes possible. Avec les plus belles femmes possible. Et je dois dire que je me débrouille plutôt pas trop mal.

Ce matin, je suis allé sur les boulevards extérieurs – pendant mes heures de travail, bien entendu – pour évaluer la qualité du nouvel arrivage de putes de l’Est que le Gros Tony et son gang vient d’importer en ville. Que du bon ! Et me voici à dix heures du mat’, dans une Mercedes volée flambant neuve garée le long du trottoir, à deux doigts de me faire sucer par une ravissante brunette au corps de folie. Elle me fait triquer grave avec son petit corps décharné et sa moue mutine qui semble dire : " Je suis prête à faire tout ce que tu voudras en échange d’une boîte de raviolis, même périmée. " Ouais, franchement, elle me plaît. Je vais sortir mon anglais des grands jours pour entamer la conversation :

- So, where you from ?

- Kosovo.

- Kosovo ? … Kosovo quoi ? … Kosovo ma bite dans ta bouche ? Si c’est ça que tu veux, t’auras pas à le demander deux fois. Allez, fais pas ta farouche, mets-la dans ta bouche !

La mignonne ne se fait pas prier et se met aussitôt au travail. Sa langue experte, à la fois délicate et légèrement râpeuse, dessine sur mon gland de grands huit qui me font rougir de plaisir.

TOC ! TOC ! TOC !

Qu’est-ce que c’est ? Oh, oui, c’est bon, continue…

TOC ! TOC ! TOC !

Merde ! Quelqu’un frappe à la vitre. C’est un collègue, un îlotier. Je baisse la vitre.

- Dis, l’oiseau, qu’il me fait, tu veux que je te coffre pour racolage et exhibitionnisme ou quoi ? Il est dix heures et quart du matin et tu te fais sucer dans une caisse, en pleine rue et à moins de deux cents mètres d’un collège ! Ça va pas bien dans ta tête ou quoi ?

- On se calme, l’ami, je suis de la maison, dis-je en lui sortant ma plaque.

- Ah ben, ça change tout… Excusez-moi, inspecteur Roland, je vous avais pas reconnu de dos. Vraiment, je suis confus…

- Non, voyons, pas la peine de t’excuser. Une erreur est si vite arrivée…

- Et qu’est-ce que vous faites dans le quartier, inspecteur Roland ?

- Eh bien, comme tu le vois, je suis en train d’essayer une des nouvelles puputes de l’Est du Gros Tony.

- Ah ouais ? Génial ! Et elles sont bonnes ?

- Au poil ! D’ailleurs, si tu permets, j’aimerais bien terminer en paix…

- Ah oui, excusez-moi. Bon, ben, bonne journée, inspecteur Roland. Au plaisir !

- Oui, c’est ça, au plaisir.

Ouf ! Enfin seul. Reprenons la conversation :

- So, what’s your name ?

- Olga.

- Great ! Keep sucking, Olga. Keep sucking…

Elle est divine, cette petite. Rarement ai-je eu droit à tant de virtuosité dans l’art délicat du taillage de pipe.

BILOUDI ! BILOUDI ! BILOUDA !

Quoi encore ?

BILOUDI ! BILOUDI ! BILOUDA !

Fais chier : c’est mon portable. Double fais chier : c’est ma femme. A contrecœur, je décroche :

- Oui, allô, j’écoute.

- Roland-chéri ? C’est ton petit sucre d’orge adoré.

- Qui ça ?

- Mais voyons, Roland, c’est moi, Valérie, ta femme !

- Ah ! … OK… Qu’est-ce que tu veux ?

J’adore la faire marcher.

- Rien de particulier, reprend-elle, je voulais juste te dire que je t’aimais.

- C’est bon, ça ! Continue comme ça.

- Merci, c’est gentil. Tu ne peux pas t’imaginer comme tu me manques quand tu n’es pas là.

- Oh, oui, c’est bon, continue !

- Tous les matins, je remercie le ciel de t’avoir rencontré.

- Oui, c’est bon ! Je sens que je viens.

- Tu es une véritable bénédiction, un cadeau tombé du ciel.

- Oh, oui ! Oh, oui ! Oh, oui !

- Même maman t’adore, tu sais. Et elle est difficile !

- Yes ! Yes ! Yes ! Yes ! Yeeesssssssss !

- Eh bien, mon petit Roland-ninounet-chéri, je ne savais pas que maman te faisait autant d’effet !

- Oh, putain ! Quel pied ! Ça fait du bien !

- Puisque c’est comme ça, je vais l’inviter ce soir à dîner pour te faire plaisir.

- Thanks, girl, that was great !

- Je suis sûre que ça fera très plaisir à maman également.

- Ta mère ? … Quoi, ta mère ?

- Eh bien, maman… je comptais l’inviter ce soir à dîner pour te faire plaisir.

- Ouais, ben, on verra… J’ai du boulot. Salut !

Et je raccroche. Putain qu’elle est conne ! Et c’est rien de le dire.

BILOUDI ! BILOUDI ! BILOUDA !

Qu’est-ce qu’elle me veut encore ? C’est pas bientôt fini ?

BILOUDI ! BILOUDI ! BILOUDA !

Je décroche :

- Quoi encore ? Elle est pas jouasse, ta mère ?

- Mais enfin, Roland, je vous en prie ! Un peu de tenue, tout de même…

Mince, c’est pas ma conne de femme, c’est mon con de supérieur hiérarchique, le commissaire Raymond Bot. Ils sont tout aussi détestables l’un que l’autre mais à lui je dois un minimum de respect. Parce que si je veux un jour avoir une augmentation, j’ai intérêt à l’avoir à la bonne.

- Excusez-moi, chef, je croyais que c’était ma femme au bout du fil…

- Ah, mon petit Roland, je vous comprends… Moi aussi, j’ai parfois des conversations assez houleuses avec ma femme, si vous voyez ce que je veux dire…

- Ouais, je vois très bien.

- Enfin, mon petit Roland, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer !

- C’est pas vrai ! Vous avez décidé de m’augmenter ?

- Non, Roland, mieux que ça.

- Les collègues viennent de réaliser une saisie record de stupéfiants et vous avez détourné une dizaine de kilos de schnouf pour qu’on fasse la fête entre nous ?

- … Parfois, vous me faites peur… Non, Roland, mieux que ça.

- Vous avez enfin décidé de prendre votre retraite et nous voilà délivré de votre joug tyrannique ?

- Faites attention à ce que vous dites, mon petit Roland, faites bien attention. Non, c’est encore mieux que ça. Je vous attends au poste dans dix minutes pour vous faire la surprise. A tout de suite !

Je remballe en vitesse mon service trois pièces dans mon falzar, j’embrasse la charmante Olga sur le front et je file au poste. Là-bas, je retrouve Raymond Bot, tout sourire, à côté d’un jeune gringalet binoclard à l’air niais.

- C’est quoi ça ? fais-je en pointant du doigt l’avorton.

- Ça, mon petit Roland, c’est votre surprise. Votre nouvel équipier : Rémi Froissart !

- Mon quoi ? Mais vous plaisantez !

- Rhô ! Mais ne cachez pas votre joie, Roland ! Et venez plutôt serrer la main de Rémi.

- Mais, commissaire, vous savez très bien que je travaille toujours en solo ! Je n’aime pas avoir d’équipier. Pourquoi pas m’affecter un chien policier pendant que vous y êtes ! Nan, vraiment, ça va pas être possible… Et puis regardez donc la gueule qu’il a ! Il a des pustules partout et il a l’air tout con, tout pédé ! Voyez, c’est bien ce que je disais, il vient de me reluquer le cul !

- Vous lui avez reluqué le cul, Rémi ?

- Non, commissaire, je n’ai rien reluqué du tout.

- Promis ?

- Promis, commissaire.

- Voyez, Roland, le petit vient de le promettre, il n’a rien reluqué du tout.


à suivre chez Roland...

 

Vendredi 6 mai 2005

04.05 20:56
C'est ça l'truc
Ma vie est belle.
Juste, je ne la comprends pas.
Comme toutes les choses belles, en fait.

trouvé sur le Pixhell Blog...
Jeudi 21 avril 2005
Je crois que je suis en train de rencontrer quelqu'un, en lui volant ses textes ...

http://www.pixhell.org/txt/ 11.04 11:19

Il sera sorti de la bouche des filles plus de fois mon sexe que des mots d'amour. On vit vraiment dans un monde de dingue et il est grand temps d'en faire le constat. Je crois que tout a commencé à partir en couille avec S., une indienne. Elle avait trente ans quand je l'ai rencontrée, j'en avais dix-sept. Dans une de ses lettres elle m'appelait « Mon petit prince » et me prêtait un regard de poète dans lequel elle voyait « un lac immense et pacifique ». Je ne sais trop pourquoi, j'avais dû lui faire lire un ou deux mauvais textes lyriques, un de ceux écrits après avoir regardé si longtemps les étoiles que j'avais cru pouvoir encrer leur beauté. Elle coulait le long des mots les figures de style jusqu'à des « vagues passionnées » qui, je ne m'en rendis compte qu'après, devaient atteindre le rivage entre ses cuisses. Je n'invente rien, j'ai la lettre sous les yeux.

Elle m'avait invitée chez elle non pas pour me faire visiter mais pour le tour de la propriétaire. J'étais arrivé, innocent mais pas con, le sourire satisfait et les poches pleines de préservatifs. J'en avais pris autant que mon orgueil me l'indiquait, soit à peu près deux fois plus que ce qu'il m'aurait été donné de tenir. Prévenue de mon arrivée elle avait ouvert la porte en me soufflant de l'autre côté d'entrer. En fait, et je ne m'en étais rendu compte qu'à l'intérieur, elle était complètement nue. Elle m'avait plaqué contre le mur, en s'excusant de s'emporter, de se laisser aller et d'autres foutaises qu'elle avait dû répéter vingt fois avant que j'arrive, puis m'avait sucé tellement fort que je pourrais imputer toute dégradation de mes pavillons acoustiques non pas aux casques audios mais à cette pipe. Elle me sussurait de jouir en y mettant une hargne sans relâche et, malgré tous mes efforts, j'avais cédé à son désir. J'avais d'abord explosé sur son visage avant que, étonnée, elle engouffre mon sexe pour draper ma mort de la chaleur de sa bouche. Ensuite on s'était embrassés, elle avait enfilé un peignoir et nous étions passés à table.

Elle avait préparé un grand dîner avec tout ces plats qui peuvent se manger froids. Il y en avait pour douze affamés ou juste pour deux amants qui se préparent à une longue nuit, cela dépend comment on compte. Tout au long du repas, amusé, je cherchais sur sa peau mate les traces de plaisir qu'elle avait pourtant pris soin d'effacer. Par moments je passais un regard qui n'avait plus rien de pacifique sous la table pour observer ses jambes ouvertes. Il ne m'avait pas fallu longtemps pour craquer et profiter de la chute réellement involontaire d'un couvert pour glisser ma tête entre ses cuisses. Nous avons baisé contre tous les murs comme des passionnés, sans relâche, jusqu'à ce que je tombe sur une photo de son mariage. Elle avait alors, comme surprise d'avoir oublié ce détail, avoué un déplacement de son mari. De l'entrée à la chambre toute trace de sa vie de couple, mise à part cette photo tellement habituelle qu'elle l'avait oubliée, été cachée sous les meubles. J'avais alors bredouillé une ou deux phrases ridicules et j'étais parti avec ce que j'avais la sensation d'être une grande leçon de vie.

Sur le chemin du retour j'étais arrivé à la conclusion que les femmes sont capables avec plus ou moins de réussite d'effacer leur vie, de la trace de foutre d'un amant aux chaussures de leur mari et ceci sans aucun complexe. Les quelques histoires qui suivirent m'apprirent que les choses ne sont pas beaucoup plus nuancées. Quelques années après ces événements j'avais demandé à une amante qui portait son sourire tellement en coin que j'aurais pu caler un meuble avec, ce qu'elle trouvait d'amusant dans ma manière de coucher. « Ce qui m'amuse c'est que tu baises tantôt comme un homme, tantôt comme une femme » elle avait répondu. Son regard s'était ensuite perdu dans je ne sais quel brouillard puis elle avait ajouté avec une moue : « Par contre, du point de vue des sentiments, tu es plus féminine que la plupart des femmes. » Après un silence j'avais soufflé que l'on vivait vraiment dans un monde de dingue et qu'il était grand temps d'en faire le constat. Et, jusqu'à ce soir, je n'en gardais aucun souvenir.


04.04 10:27

 C'est fou tout ce que l'on peut trouver à noyer, à commencer par les soucis. La scène est composée d'une bouteille pleine de Smirnoff et de deux mecs devant Mon nom est Personne. Ce film, c'est une métaphore de l'amour et de la vie, je ne sais plus qui de moi ou de lui glisse. Toi, tout seul, face à cent cinquante fils de putes - l'image est magnifique, on s'extasie devant le travail de Leone. « Tu as des soucis de coeur ? » je lui demande. Sans attendre sa réponse j'ajoute : « Très bien, si on coulait ça au fond de la bouteille ? Nous, seuls, face à quelques verres ? ». En quarante minutes la bouteille est vide. On n'attend pas et on rejoint un pote DJ qui ce soir fait quelques mix dans un bar pour se faire un peu de thune. Une nana, je crois, offre une bouteille de champagne. Très bien, c'est gentil, merci, bonne soirée. On la descend avec de nouveaux amis rencontrés pour l'occasion : une prof de français, un prof d'histoire-géo homo tellement défoncé qu'il ne tient plus debout ainsi que le copain de la nana. « Un peu de poppers ? » la nana propose, en collant ses seins contre moi, la main autour de ma taille comme pour m'embrasser et la fiole sous mon nez. « Non merci, nous on est aux pillules pour l'instant », je lui indique. Et on en abuse : quantité militaire et qualité pharmaceutique. Deux heures du mat' et le coeur à cent ving décibels, il est juste l'heure d'aller en boîte.

Le DJ nous traîne dans sa voiture direction son club fêtiche, la route fait des vagues. A l'entrée de la boîte les bises sont de rigueur mais, ce coup-ci, on évite le carré et on se mêle à la foule. Un autre DJ, qui bosse là quelques soirs vient discuter avec nous. « Je vous offre quoi ? », il demande. « Bien, puisque tu proposes : vodka pomme. ». Les verres nous donnent l'occasion de reprendre quelques pills. Je discute avec une nana, plutôt mignonne et bien foutue - elle est même un peu ronde ! « Mais alors, tu es originaire d'où ? », elle s'inquiête. « De Paris », je réponds. Elle reste quelques minutes à danser et, peut-être parce que je manifeste clairement de l'indifférence, elle prend la décision de retourner s'emmerder avec ses copines. Il faut dire que la musique m'ennivre. Je suis si haut que, d'où je suis perché, je peux voir la Corse. Alors, je m'interroge : « Pour une fois que je suis bien seul, pourquoi m'emmerder avec une fille ? » A quatre heure du mat' le pote DJ nous demande : « Bon, on va se finir ailleurs ? ». Personne ne répond, donc on bouge. Dans la voiture on profite d'un reste de Badoit pour achever notre thérapie. On arrive dans l'autre club, on refait une tournée des bises mais ce coup ci on prend le temps de discuter. Un des videurs me glisse que la muscu me réussit pas mal et que je commence à prendre puis, après une brêve pause, ajoute avec un sourire que j'ai bien pris des pupilles aussi. La musique est sympa - finalement, dans le coin, tout le monde a les mêmes plaques - mais on n'accroche pas trop, alors on rentre se coucher.

A sept heures trente du mat' je suis dans mon lit, tellement en sueur que l'on pourrait croire que j'ai pris une douche avec mon t-shirt. Je tente d'évaluer à la lumière de mes connaissances si une crise cardiaque est possible à vingt-trois ans. Probablement, je me dis, mais la soirée était si bonne que l'on remettra ça sans hésiter, pour profiter du peu de joies que nous offre la vie. « Elle s'appelait comment la nana ? » je me demande. « Séverine, non ? Ah non. Sandrine. Voilà, c'est ça. Sandrine. C'est marrant, je hais déjà ce prénom. ». A dix heures je me réveille, les yeux ouverts en grand. Impossible de me rendormir. Putain d'auto-médication.
Samedi 16 avril 2005
Umberto Eco disait à propos de Casablanca : en utilisant un cliché, vous obtenez le ridicule; en accumulant les clichés, vous créez un mythe.

http://membres.lycos.fr/astavros/

Au début (puisqu'il en faut bien un !) était le ...BORDEL ! Mais puisque les Grecs parlaient ...le grec, ils l'ont appelés le CHAOS.Ce chaos contenait en germe tout ce qui allait constituer l'univers. Mais... chaque chose en son temps.

D'abord émergent Gaïa (la terre), Tartare (pas le steak mais le monde souterrain), Nyx (la nuit) et Éros (l'implacable force de reproduction et non pas le petit Cupidon ailé et potelé avec son arc et ses flèches. Celle qui toujours aujourd'hui nous fait courir et nous en fait voir). Éros inspire un désir ardent à la terre, mais y a personne pour la contenter ! Alors, Gaïa crée elle-même le Ciel (Ouranos) qui pourra enfin la faire grimper aux rideaux.

De ces amours tumultueuses ( vous imaginez la scène ? La terre et le ciel qui s'envoient en l'air ! ) naîtront de charmants bambins. D'abord 3 monstres aux 100 bras et aux 50 têtes... chacun ! "Hécatonchires" en grec, (tout le monde ne peut pas s'appeler Dupont) Ensuite essayant de corriger le tir, 3 cyclopes (effectivement ils ont beaucoup moins d'yeux que les précédents mais ce n'est pas encore çà ). Et enfin les Titans. On ne peut pas dire que le Ciel était enchanté de sa progéniture
-Tu es sûre qu'ils sont bien de moi ! Ils n'ont pas un air de famille. Tu peux te les garder tes horreurs!
- Et Ouranos les enfournait dans le ventre de leur pauvre mère.La pauvre Gaïa qui ne pouvait accoucher normalement, crée une serpe métallique. " Qui va lui couper les couilles à cet enfoiré d'Ouranos ? Pour lui apprendre les bonnes manières ! "

Seul Cronos (le Temps, et qui était le petit dernier de la famille) se propose. ( C'est pas la piété filiale qui l'étouffe celui-là). Si bien qu'à la prochaine partie de jambonneaux... Clac ! Ouranos peux aller s'inscrire à la chorale de son patelin. Des gouttes de sperme qui tomberont par terre naîtront les Géants, les Nymphes, les Erynies et des gouttes dans la mer, Aphrodite.Alors Ouranos, d'une voix fluette désormais, prédit à Cronos que lui aussi sera détrôné par son fils. Et voilà ! Le conflit des générations était lancé, et il n'est pas près de s'arrêter.

Cronos épouse Rhéa, sa sœur. (Drôle de famille décidément. Mais il est vrai que le choix était limité.) Il s'empresse de balancer les Titans dans le Tartare ( hé oui, le pouvoir est la chose qui se partage le plus difficilement ). N'ayant aucune envie de subir le sort de son père, lui il avale tous les enfant qui naissent (Hestia, Déméter, Héra, Poséidon ) sauf le petit dernier (qui deviendra le grand premier) Zeus. En effet sa mère Rhéa à l'heure du repas, subtilise l'enfant et lui met une grosse pierre emmaillotée à la place. Le gros pignouf de Cronos, qui avait un peu forcé sur le vin, n'y voit que du feu et gloups ! Pendant ce temps bébé Zeus a été placé en pension en Crète, chez la bonne chèvre Amalthée.

Quand il atteint l'age adulte, Zeus en a assez de se taper sa chèvre et se dit que l'heure du coup d'état a sonné. Sa mère Gaïa lui refile un vomitif, il profite de la sieste du paternel (Cronos) pour le lui faire avaler. Cronos en dégueulant tous ses boyaux libère les frères et sœurs de Zeus (qui je vous le rappelle avaient étés avalés, mais n'oubliez pas qu'ils sont immortels !). Qui, reconnaissants, le prennent pour chef. En plus Zeus va libérer ses tontons, les Hécatonchires et les Cyclopes du Tartare. Ils passent à l'attaque contre Cronos.

Pendant ce temps, les Titans, évadés du Tartare, prennent la défense de Cronos (celui qui les avait enfermés un peu plus tôt, y sont cons ou quoi ?!) . Vous imaginez la terrible bataille ! 300 mains qui balancent 300 rochers d'un coup ! Les Cyclopes la foudre ! Zeus et ses frères ( qu'on appelle les Olympiens désormais) cognent à tout va ! La lutte va durer 10 ans avant que Zeus ne balance son père et les Titans ennemis dans le Tartare.Enfin un semblant d'ordre dans ce foutoir. Mais ça ne durera pas... Gaïa n'a fait que passer d'un maître à l'autre. Elle juge maintenant que Zeus est trop dur avec les Titans (qui sont les enfants de Gaïa). Ah ! le sens de la famille des mammas méridionales... (faudrait savoir ce qu'elle veut celle-là !) Elle incite les Géants à se rebeller contre Zeus, et produit même une plante qui devra les rendre invincibles.

Mais Zeus, averti par son contre espionnage, interdit au soleil de se lever, fait donc régner l'obscurité trouve la plante, et lui règle son compte avec une tonne d'herbicide. Les Olympiens se battent maintenant contre les Géants (en grec gigantomachie). Ils auront même besoin de l'aide d'un mortel pour en venir à bout ( Hé oui, un oracle l'avait prédit !). Mais pas n'importe lequel ! Héraclès him self (Hercule). Ne venez pas maintenant me dire que les mortels n'étaient pas encore crées. Que c'est un anachronisme ...etc. Dans la mythologie on se fout de la ligne du temps. (D'ailleurs n'oubliez pas que Cronos (le temps) croupit dans le Tartare.)

Gaïa est à bout. Elle crée alors toute seule, le plus monstrueux des plus abominable des plus horribles de tous ses enfants. Typhon (qui fera passer les hooligans anglais pour des enfants de cœur). Accrochez-vous ! Sa tête arrivait au ciel, ses jambes étaient d'immenses serpents, , des ailes sur tout le corps, il crachait des éclairs par les yeux, des flammes par la bouche,( et par le cul ? je n'ose imaginer...) sur ses épaules plus de 100 têtes de serpents et ses bras embrassaient Orient et Occident. (Vous voyez que Picasso n'a rien inventé !)

Les Dieux voyant cela , n'écoutent que leur courage... et se cachent en Égypte où ils se transforment en animaux. Tous ? Non, car Zeus équipé de ses éclairs (qui n'étaient pas au chocolat) affronte le monstre. Mais ses batteries s'épuisent. Typhon prend le dessus il immobilise Zeus, et le ligote dans une grotte avant de lui couper les tendons. Voilà notre Zeus bien embêté.

Heureusement, Hermès qui volait par là, voit toute la scène et profitant de l'absence de Typhon délivre son père et lui remet les tendons en place. (N'oubliez pas qu'il s'y connaît en chirurgie, puisque c'est lui qui donne le caducée à Asclépios) Zeus peut enfin aller recharger ses batteries. A coup d'éclairs, il pourchasse Typhon jusqu'en Sicile où il l'écrase avec une montagne. Le pauvre Typhon laisse une charmante veuve et de ravissants orphelins ( Échidna, Cerbère, Ortho, l'Hydre de Lerne et la Chimère ... tu parles d'une progéniture...). Paix à ses cendres. Paix ? Mais non car la montagne c'est l'Etna, et quelquefois Typhon se rappelle à nous... Les Dieux peuvent enfin se partager la Création. Poséidon, la mer. Hadès le monde souterrain et Zeus le ciel.Les aventures de Zeus ne font que commencer, mais pour la suite il va falloir attendre le prochain article...
Vendredi 15 avril 2005

http://www.pixhell.org/txt/ 30.03 10:02 Monologue sous alcool

Il me faut des bras dans lesquels me glisser, une maison et une rivière avec des poissons qui vivent dedans sans être malades. La vie c'est ça, il faut être dans son coin avec ses amis et ça suffit. Parce qu'en fait j'en ai marre de ne trouver de sens à rien, y'a tout qui vrille sans jamais rien de logique. Alors je veux des bouquins qui m'apprennent, des gens qui comprennent, et pas des comme les autres. Je veux découvrir ce que je ne connais pas et puis m'arrêter avant la fin parce que sinon après ce n'est plus très drôle. Je veux un ciel bleu et des oiseaux qui chantent mais pas le matin parce que souvent j'ai trop bu et mal à la tête, ou alors ils peuvent chanter mais tout bas. Je veux une montagne pas trop loin avec des sentiers escarpés, beaucoup d'arbres, des grands dénivelés et je manquerais de mourir tout plein de fois en montant, ou bien je réussirais mais en fait c'est pas très grave parce qu'en haut c'est joli. Je veux quelqu'un à qui je pourrais raconter tout ça et qui ferait semblant de comprendre alors je l'aimerais et lui ferais l'amour et plein de trucs romantiques parce qu'au moins elle aura essayé et ça c'est bien. Sinon c'est pas vraiment important, de toute façon j'ai des trucs à finir alors je retourne travailler.
 
 
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